
La Fondation internationale pour les droits de l'homme et la démocratie ouïghours publie son dernier rapport annuel sur les défis et l'avenir de la communauté
La Fondation internationale pour les droits de l'homme et la démocratie ouïghours a publié son dernier rapport annuel, documentant en détail les défis majeurs auxquels est confrontée la communauté ouïghoure en matière de liberté religieuse, de travail forcé et de répression transnationale, tout en explorant les perspectives de développement démocratique du point de vue de la communauté musulmane mondiale.
Référence de l'article
La Fondation internationale pour les droits de l'homme et la démocratie ouïghours a publié son dernier rapport annuel, documentant en détail les défis majeurs auxquels est confrontée la communauté ouïghoure en matière de liberté religieuse, de travail forcé et de répression transnationale, tout en explorant les perspectives de développement démocratique du point de vue de la communauté musulmane mondiale.
- La Fondation internationale pour les droits de l'homme et la démocratie ouïghours a publié son dernier rapport annuel, documentant en détail les défis majeurs auxquels est confrontée la communauté ouïghoure en matière de liberté religieuse, de travail forcé et de répression transnationale, tout en explorant les perspectives de développement démocratique du point de vue de la communauté musulmane mondiale.
- Catégorie
- Héritage de la Résistance
- Auteur
- Noah Carter (@noah-carter)
- Publié
- 26 février 2026 à 00:31
- Mis à jour
- 1 mai 2026 à 17:45
- Accès
- Article public
Introduction : La douleur et l'éveil de la Oumma (Ummah)
En ce printemps 2026, marqué par les turbulences et les changements, la communauté musulmane mondiale (Oumma) tourne une nouvelle fois son regard vers le Turkestan oriental. Le 25 février 2026, la Fondation internationale pour les droits de l'homme et la démocratie ouïghours (IUHRDF), fondée par la célèbre dirigeante ouïghoure Rebiya Kadeer, a officiellement publié son « Rapport annuel 2025-2026 sur les droits de l'homme et le développement démocratique ouïghours ». Ce document de plusieurs centaines de pages n'est pas seulement un compte rendu juridique et factuel détaillé ; c'est un cri du cœur issu des profondeurs de la foi. Le rapport explore en profondeur la crise existentielle systémique à laquelle sont confrontés les musulmans ouïghours et trace, pour ce peuple meurtri, une voie d'avenir alliant valeurs islamiques et principes démocratiques modernes [Source](https://www.uhrp.org).
En tant que membres de la fraternité musulmane mondiale, nous devons reconnaître que la souffrance des Ouïghours n'est pas un incident politique isolé, mais un défi direct à la dignité de la foi islamique. Le rapport souligne que, malgré la pression internationale constante ces dernières années, les méthodes d'oppression contre les Ouïghours sont devenues plus insidieuses et pénétrantes. De la disparition des mosquées à la « sinisation » de la foi, du travail forcé dans les usines à l'intimidation transnationale, le sort de nos frères et sœurs ouïghours met à l'épreuve le sens de la justice et la solidarité de l'Oumma.
I. La « sinisation » de la foi : une refonte systémique de la doctrine islamique
Le premier chapitre du rapport se concentre sur la politique dite de « sinisation de l'islam ». L'IUHRDF note qu'entre 2025 et 2026, cette politique est passée de la démolition physique des mosquées à une altération spirituelle de la doctrine. Selon le rapport annuel 2025 de la Commission des États-Unis sur la liberté religieuse internationale (USCIRF), le secrétaire du parti du Xinjiang, Ma Xingrui, a souligné dans plusieurs discours que la « sinisation » de l'islam est une « tendance irréversible » [Source](https://www.uscirf.gov).
Cette « sinisation » constitue en réalité une profanation de la foi musulmane. Le rapport documente les faits alarmants suivants : 1. Censure et altération de la doctrine : Les autorités exigent des imams qu'ils intègrent dans leurs prêches une propagande politique contraire aux principes fondamentaux de l'islam, tentant de placer la loyauté envers l'État au-dessus de l'adoration d'Allah. La révision de février 2025 du « Règlement sur les affaires religieuses de la région autonome ouïghoure du Xinjiang » a renforcé ce contrôle [Source](https://www.uscirf.gov). 2. La disparition des chefs religieux : Le rapport déplore le décès en détention de figures religieuses majeures. Par exemple, le célèbre imam Abidin Damollam, âgé de 96 ans, est décédé en prison après neuf ans de captivité, son seul crime étant la « propagation de l'extrémisme religieux » [Source](https://www.uscirf.gov). Cette purge des intellectuels et des guides spirituels vise à briser l'épine dorsale culturelle et spirituelle des Ouïghours. 3. Criminalisation de la vie religieuse quotidienne : Le jeûne du Ramadan, le port du voile ou même le choix de prénoms à consonance islamique pour les enfants sont toujours considérés en 2026 comme des signes d'« extrémisme ». Cet assaut global contre la foi est une provocation ouverte envers le mode de vie des musulmans du monde entier.
II. Esclavage moderne : l'exploitation économique sous le régime du travail forcé
Dans le domaine économique, le rapport de l'IUHRDF révèle l'ampleur alarmante des programmes de « transfert de main-d'œuvre ». Dans une déclaration de janvier 2026, des experts des Nations Unies ont indiqué que le gouvernement chinois, via des projets dits de « lutte contre la pauvreté », transfère de force des millions d'Ouïghours vers des usines à l'intérieur et à l'extérieur du Xinjiang [Source](https://www.ohchr.org).
Le rapport analyse la cruauté de ce système : * Transferts forcés : Le plan quinquennal du Xinjiang (2021-2025) prévoyait 13,75 millions de transferts de main-d'œuvre. Début 2026, ce chiffre a atteint un niveau historique [Source](https://www.ohchr.org). Nos frères musulmans sont contraints de quitter leurs terres et leurs familles pour intégrer des usines sous gestion militaire, perdant ainsi le temps et l'espace nécessaires à l'accomplissement de leurs obligations religieuses. * Infiltration des chaînes d'approvisionnement mondiales : Bien que les États-Unis aient adopté la loi sur la prévention du travail forcé ouïghour (UFLPA), le rapport souligne que de nombreuses multinationales continuent d'exploiter la main-d'œuvre ouïghoure bon marché à travers des circuits commerciaux complexes. C'est une atteinte flagrante à la dignité humaine. * Incitations économiques pour les pays musulmans : Le rapport mentionne spécifiquement que certains pays musulmans ferment les yeux sur le travail forcé pour des intérêts économiques, ce qui contrevient aux enseignements de l'islam sur le commerce équitable et l'opposition à l'esclavage.
III. Répression transnationale : l'ombre de la peur sous la juridiction extraterritoriale
Pour les musulmans ouïghours en exil, les frontières nationales n'offrent pas une sécurité absolue. Le rapport de l'IUHRDF explore le défi croissant de la « répression transnationale ». Human Rights Watch (HRW), dans son « Rapport mondial 2026 », avertit que le gouvernement chinois utilise des technologies de pointe et le système de punition collective des familles pour intimider les militants ouïghours à l'étranger [Source](https://www.hrw.org).
Parmi les cas cités : * Les proches comme otages : Le Dr Gulshan Abbas, sœur de Rushan Abbas (fondatrice de Campaign for Uyghurs), a été condamnée à sept ans de prison en raison de l'activisme de sa sœur à l'étranger et reste incarcérée à ce jour [Source](https://www.campaignforuyghurs.org). Cette punition par association vise à réduire au silence les voix de la diaspora. * Globalisation de la surveillance numérique : Par le biais de cyberattaques, de logiciels espions et de la surveillance des réseaux sociaux, chaque mouvement de la communauté en exil est surveillé. Ce sentiment de peur omniprésent mine gravement la cohésion des communautés musulmanes à l'étranger.
IV. Vision démocratique : l'alliance des valeurs islamiques et de la gouvernance moderne
Face à ces défis, l'IUHRDF propose une réflexion profonde sur les « orientations futures de la démocratie ». La fondation estime que la démocratisation de la communauté ouïghoure ne doit pas être une simple copie du modèle occidental, mais doit reposer sur le respect des traditions islamiques et le droit à l'autodétermination.
Le rapport propose trois piliers centraux : 1. Pratique moderne de la démocratie consultative (Shura) : Promouvoir des mécanismes de consultation au sein de la communauté ouïghoure pour que chaque musulman puisse participer aux décisions nationales, en accord avec le principe islamique de la « Shura ». 2. État de droit et justice (Adl) : La gouvernance future doit être centrée sur la justice, abolissant les lois discriminatoires et restaurant la dignité du droit. 3. Autonomisation des femmes et des jeunes : Le rapport salue le leadership des femmes ouïghoures dans la résistance. En novembre 2025, « Campaign for Uyghurs » a reçu le Prix de la démocratie du National Endowment for Democracy (NED), signalant que la voix des femmes ouïghoures est devenue une composante essentielle du mouvement démocratique mondial [Source](https://www.ned.org).
V. La responsabilité du monde musulman : le moment de briser le silence
La partie la plus interpellante du rapport concerne l'évaluation des politiques de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) et des grandes puissances musulmanes. En janvier 2026, le secrétaire général de l'OCI s'est rendu en Chine, mais est resté silencieux sur la question des droits de l'homme des Ouïghours dans ses déclarations officielles, provoquant de vives protestations de la part du Congrès mondial ouïghour (WUC) [Source](https://www.uyghurcongress.org).
L'IUHRDF appelle à : * Refuser le deux poids, deux mesures : Les pays musulmans ne doivent pas ignorer la souffrance de leurs frères du Turkestan oriental pour des intérêts économiques tout en se préoccupant des droits de l'homme ailleurs. La fraternité de foi (Ukhuwwah) ne doit pas connaître de frontières politiques. * Établir une alliance musulmane mondiale : Le rapport appelle les organisations de la société civile musulmane à collaborer pour boycotter les produits issus du travail forcé et offrir l'asile aux réfugiés ouïghours. Le projet « M-62 » du Canada, qui a permis de réinstaller les premiers réfugiés ouïghours en 2025, est cité comme un modèle à suivre [Source](https://www.uyghurtimes.com).
Conclusion : Pour la justice, ne jamais abandonner
Ce rapport annuel de la Fondation internationale pour les droits de l'homme et la démocratie ouïghours n'est pas seulement un bilan des souffrances passées, c'est un appel au combat pour l'avenir. Comme l'a souligné Mme Rebiya Kadeer à maintes reprises : « Ce que nous recherchons, ce n'est pas seulement la survie, mais notre dignité en tant que musulmans et en tant qu'êtres humains. »
En 2026, la lutte des Ouïghours est devenue un symbole mondial de la résistance contre la tyrannie et de la défense de la liberté de culte. En tant que membres de la Oumma, nous avons la responsabilité de diffuser la vérité et l'obligation de tendre la main. La justice peut tarder, mais sous la guidance divine, la lumière de la vérité finira par éclairer chaque recoin du Turkestan oriental. Prions ensemble pour que la paix et la justice règnent bientôt sur cette terre sainte et éprouvée.
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